(Articles tirés de
la presse en ligne, en vue d'informer le public, les auteurs,
compositeurs et interprêtes, les professionels et amateurs, enfin
toutes personnes sensibles à la culture en général et aux cultures en
particulier et non nuire aux auteurs des dits articles.) Requiem pour l'industrie du disque
Hier
florissante, l'industrie du disque est moribonde. Comment en est-elle
arrivée là ? Pourquoi n'a-t-elle pas su prévoir la révolution Internet
? Comment envisage-t-elle, avec les artistes, l'évolution de son métier
? Enquête.
Depuis
trois ans, la panique s'est emparée de l'industrie musicale. Les
disques se vendent moins et les suppressions d'emplois se multiplient.
Pourquoi des entreprises florissantes, notamment depuis l'apparition du
CD, ont été piégées par l'Internet et la maimise des créateurs de
supports puis des sociétés de diffusion ?
Après
avoir opté pour le tout-marketing et voulu à tout prix préserver ses
profits - oubliant de ce fait le plus important, à savoir le
consommateur -, comment pensent-elles financer les productions, faire
évoluer le métier ? Quel avenir pour les artistes si les majors n'ont
réellement plus d'argent ? Requiem pour l'industrie du disque revient
sur l'histoire d'un secteur en crise en rencontrant ceux qui font,
vendent et diffusent la musique. Et livre les témoignages de directeurs
de majors (Pascal Nègre d'Universal, Éric Tong Cuong d'EMI France...),
d'artistes confirmés (Zebda, Gotan Project, Juliette Greco...) ou
underground, de producteurs (Henri Berlolo, créateur du phénomène
Village People...), de responsables de labels indépendants, de
fournisseurs d'accès, de concepteurs de logiciels de téléchargement et
d'internautes.
La disparition des dinosaures
Il y a vingt-cinq ans, avec le CD, le marché
de la musique explosait et les majors prenaient le pouvoir.
Aujourd'hui, les cinq dinosaures (Universal, BMG, Sony, Warner et EMI),
qui détiennent 80 % du marché, sont à l'agonie. Trop occupés à se faire
la guerre à coups de marketing, de formatage et de distribution de
masse, ils n'ont rien vu venir. Quand un professeur allemand leur
propose son invention, le MP3, ils n'y voient aucun intérêt. Pourtant,
le partage des fichiers musicaux sur Internet signe leur arrêt de mort.
Les ventes chutent irrémédiablement. Les procès contre les
fournisseurs, Napster en tête, la chasse aux internautes et le
verrouillage des CD n'y font rien. Aujourd'hui, ce sont les créateurs
de logiciels qui ont le pouvoir. Ce sont eux qui, désormais, fixent les
prix en créant des boutiques en ligne. Et les artistes dans tout ça ?
Ils sont soit très inquiets - comme Juliette Greco et Prince Paul, le
producteur de De La Soul, et considèrent la copie illégale comme un
assassinat -, ou nagent en pleine contradiction - comme Zebda ou le
groupe électronique underground SCSI, qui prônent l'accès libre tout en
voulant continuer à vivre de leur passion. Un nouvel équilibre est à
trouver... Dynamique, incisif, parfois ironique, Requiem pour
l'industrie du disque s'attache à mieux comprendre une révolution qui
touchera peut-être bientôt les autres entreprises culturelles.
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